« Je ne peux pas respirer. J’ai été poignardée. S’il vous plaît, aidez-moi. Je suis en train de mourir. Il m’a poignardée à mort. »
Ce sont les mots qu’entend le préposé aux appels d’urgence. Il demande qui l’a attaquée, elle répond:
« Mon ami… Je suis en train… Je ne vois plus. »
Ainsi finit le combat contre le racisme de Amy Leight Barnes. Riccardo Morison, un footballeur noir qu’elle fréquentait depuis dix mois la tue avant de s’enfuir.
Cette anglaise, était modèle et s’était fait connaître en participant à une émission de télé-réalité
La tête de mort qu’elle arborait sur son soutien-gorge apparaît comme un signe de son destin.
Après le meurtre, Morisson à fui pour rejoindre la maison de sa mère à Birmingham, laquelle l’a aidé à laver ses vêtements tachés de sang. Melda Wilks, une agent de police de 50 ans, n’a pas été condamnée mais risque des sanctions disciplinaires.
La nature de la relation entre Amy Leigh et Riccardo a été mise en lumière lors du procès. Celui-ci se montrait souvent violent parce qu’elle fréquentait des bars ou se retrouvaient d’autres footballeurs, ce qui le rendait jaloux.
Elle écrit une lettre à un ami qui ressemble un appel au secours:
« Durant les sept derniers mois, Riccardo m’a violentée, m’enfermant dans une chambre avec lui pour m’empêcher de sortir, mettant un couteau sous ma gorge en disant qu’il allait me tuer, posant un coussin sur mon visage… »
Le matin de sa mort, elle envoie un message à un autre footballeur, disant que Morisson l’avait cognée et avait coincé son bras dans une porte.
Puis il l’enferme et sort. Elle appelle sa famille qui arrive pour la délivrer, mais avant qu’ils ne soient là, Morisson retourne sur ses pas et accomplit son oeuvre de mort.
Morisson se dit innocent, prétend que quelqu’un d’autre est l’auteur du crime, et qu’il a fui parce qu’il était horrifié et choqué, qu’il voulait chercher une église.
Un footballeur qui le connaît bien le décrit comme un psychopathe. Le juge lors du procès lui dit: « Vous êtes un homme mauvais, vous avez fait subir à cette femme une série de tourments psychologiques et physiques. »
Riccardo Morisson a été condamné à la prison à vie. Cette affaire ressemble beaucoup à l’affaire O. J. Simpson à la différence que le coupable, cette fois, n’a pas échappé, lui, à son destin.
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