Barack Hussein Obama, le candidat démocrate, n’est pas le premier président noir, comme le répètent avec obstination les médias. Il rejoint une longue liste qui comprend tous les états d’Afrique sub-équatoriale et quelques îles d’amérique.
Mais il marque cependant une rupture aux Etats-Unis.
Brève biographie
Il est le fils de Ann Dunham (1942-1995), étudiante américaine en anthropologie et Barack Obama Sr. (1936-1982), un étudiant Kenyan. Ils se marient en 1960 parce qu’elle est enceinte et le père les abandonne en 1963. Il part poursuivre ses études sur le continent puis retourne au Kenya et fonde une nouvelle famille. Il commence à y faire carrière puis est limogé et sombre dans l’alcoolisme et la misère.
Sa mère part en Indonésie ou elle se remarie et se débarrasse de son fils en l’envoyant chez sa grand-mère, à Hawaï, qui l’élèvera.
C’est en réalité une chance pour lui car celle-ci, pauvre employée de banque à cette époque, grimpera dans l’échelle sociale pour finir vice-présidente de la banque, tandis que sa mère au contraire tombera dans la décrépitude et devra recourir aux services sociaux pour se nourrir et soigner son cancer de l’appareil sexuel.
Cependant il est hérissé par ses préjugés racistes. Elle s’était d’ailleurs fortement opposé au mariage de sa fille. D’un autre coté elle le détourne de l’alcool et la drogue auxquels il tendait, durant son adolescence, à s’adonner.
Sa grand-mère meurt la veille de l’élection, et treize ans après sa fille. Le parcours d’Obama semble assez erratique. Il suit des études à Hawaï et en Californie et est diplômé de sciences politiques à New-York.
Il se fait appeler Barry jusqu’en 1990. Il travaille comme analyste d’affaire à Chicago puis comme travailleur social durant trois ans.
En 1987 il reprend des études de droit à Harvard. Il revient ensuite à Chicago pour enseigner le droit.
En octobre 1992 il épouse Michelle Robinson qui a un obtenu un diplôme de juriste à Harvard.
Il se lance dans la politique à partir de 1992 et devient sénateur de l’Illinois en 1996. On le soupçonne d’être à la source de révélations ayant disqualifié son rival.
Il écrit plusieurs livres à succès.
Jusqu’à son élection en 2008 son activité politique semble limitée à des discours percutants. C’est donc un président n’ayant jamais exercé de fonction de management ni abordé de dossier crucial qui est entré en fonction en janvier 2009.
Election présidentielle USA 2008
Les démocrates ont remporté l’élection présidentielle aux Etats-Unis, grâce au changement de camp de quelques états clés comme la Floride et l’Ohio.
Le symbole
Bien que les médias insistent fortement sur le symbole que représente un président noir aux Etats-Unis, il ne représente pas les noirs de ce pays et son enfance n’est pas non plus un symbole pour la mixité.
On doit le voir plus précisément comme un quasi-orphelin, fils d’un couple atypique et irresponsable, abandonné par ses parents, mais vivant dans une maison aisée, qui travaille dur pour réussir et y parvient.
Sa popularité dans les sondages qui tendait à décliner est repartie à la hausse en septembre lors du krach financier et il n’a plus jamais été rejoint par son adversaire, trop proche du gouvernement sortant
Origine des votes
Le pourcentage des votants par origine en faveur de Obama, est donné par le Washington Post:
- 95% des noirs (88% pour Kerry).
- 65% des hispaniques (53% pour Kerry).
- 43% des blancs (Idem pour Kerry, Al Gore et Clinton).
- 75% des juifs (plus que Kerry, non précisé).
- 66% des moins de 30 ans (54% pour Kerry).
De cela il ressort que le critère de race a été ignoré par les blancs. Celui des hispanique est influencé par les lois sur l’immigration promises par les candidats. La moitié des sondés estimaient que McCain poursuivrait la politique de Bush. Les deux tiers ont affirmé que la situation économique était leur principale préoccupation.
Perspectives
L’élection d’Obama marque principalement le refus de la politique de son prédécesseur et marque un désir de rupture exacerbé. Son adversaire, dénué de charisme, était lui aussi un symbole de réussite personnelle, mais restait associé dans l’esprit des électeurs aux années Bush, le plus impopulaire des présidents américains.
L’élection par défaut ne fait jamais un grand président. Les manifestations de joie rappellent celles qui ont accompagnées l’élection de François Mitterrand en France et qui ont été suivies d’une désillusion jamais éteinte.
Les Français étaient largement favorable à Obama, et cela se comprend vu la façon dont les républicains avaient monté les américains contre la France. Condoleezza Rice proclamait: « Punir la France, pardonner à l’Allemagne, ignorer la Russie. »
Mais ils ne doivent rien attendre d’autre de la part du nouveau président qu’un langage plus amical. On prévoit une politique très protectioniste et les entreprises françaises peineront à exporter aux Etats-Unis.
L’avenir dira s’il tiendra ses promesses d’imiter la méthode Sarkhozy en invitant des républicains dans son gouvernement, d’imposer les plus riches et d’instaurer un système de santé social.
Réformes
Les Etats-Unis sont remarquables pour leur excès capitalistes et certains espéraient qu’une personnalité nouvelle pourrait faire évoluer les choses et rendre se pays plus raisonnable.
Système de santé public
Une réforme est engagée et permettra à chacun de disposer d’une couverture santé s’il paie une cotisation. Il n’y aura pas de système de santé public.
Patent
Le système des brevets américain, l’USPTO permet à chacun de breveter n’importe quoi. Parmi les exemples remarquables, le fait de cliquer sur un lien est breveté. Le fait d’envoyer un formulaire avec un clic est breveté par Amazon qui s’est empressée de faire un procès à Barnes et Noble, son concurrent dans le domaine de vente en ligne. Ces derniers ont ajouté un second clic pour contourner le brevet!
Au sujet des patents, Obama déclare:
Il n’y a rien d’anormal à ce que l’on utilise nos « technologies », mais on doit être sûr que nos entreprises sont payées pour cela. Nous allons renforcer nos précédents accords.
Référence CNET.
Procès
Les USA sont les pays des dédommagements faramineux pour des préjudices souvent futiles. Rien ne semble devoir changer à ce sujet.
En conclusion, les USA restent un pays ultra-capitaliste et un pays ou les avocats prospèrent et font fortune. Mais Obama est issu de ce milieu de juristes justement.
Bilan en 2011
Il semble que la présidence d’Obama se réduise à une seule chose: la parade de celui qui se montre à tous comme le noir qui est parvenu à devenir président des Etats-Unis.
Mais sous cettre présidence:
- Le taux de chômage global est de 9%, en baisse par rapport à 2009 et 2010.
- Il était de 6% à la fin du mandat de son prédécesseur et de 4,5 en 2007. Le sommet a été atteint en novembre 2009 avec 10%.
- Le chômage des noirs a atteint le plus haut niveau depuis Ronald Reagan (5 présidences d’écart). avec 16,7 %.
- Chez les jeunes noirs, il atteindrait 45%.
L’écart entre les races c’est en fait surtout réduit sous la présidence de Bill Clinton qui se présentait comme un président noir. Obama est-il un président blanc? 95% des noirs avaient pourtant voté pour lui. On a peut-être tort de voter pour la race…
Sources et références
- L’homme multiple.
- Liesse au Kenya.
- Obamania. Photo curieuses du président Américain.
Voir aussi
