Peut-on avec un procédé d’ingénierie laisser le temps agir pour voir une maison se développer elle-même?
Plusieurs voies semblent possibles, certaines inattendues…
La maison vivante
Mitchell Joachim pense que puisqu’un organisme vivant peut se développer et prendre forme à partir de simple cellules, la même chose pourrait se faire pour une habitation.
Sa maison vivante est faite de viande animale cultivée en laboratoire. Des cellules de peau de cochon prolifèrent sur un film de plastique avant d’être assemblées sur une structure.

La maison vivante
Pour les fenêtres, se sont des sphincters qui se ferment ou s’ouvrent au besoin!
Il n’est pas sûr que cette forme d’architecture trouve facilement des locataires, même en période de crise de logement!
La maison végétale
Une autre vision plus conviviale consiste à faire pousser des plantes en contrôlant leur orientation pour obtenir un treillis servant de mur.
Richard Reams appelle cela l’arcorsculpture. On peut aussi l’appeler biotecture ou agritecture.
Contrairement à la maison vivante, la maison végétale serait parfaitement utilisable pour créer des bungalows et des habitats qui préservent la nature.

Maison végétale
On attend avec impatience de voir ce que l’on pourra faire par ailleurs avec les nanotechnologies…
Documentation
Utiliser des bactéries pour fabriquer un vêtement.
Avec une culture de bactéries et plusieurs tasses de thé vert, Suzanne Lee à créé un tissu auquel elle a donné la forme d’une tunique. Une fois desséché, le tissu constitué de cellulose ressemble à du parchemin souple et solide.
La fabrication additive
Le principe s’oppose à celui de fabrication soustractive: tailler dans la masse d’un bloc pour faire émerger un objet. C’est ce que font les tailleurs de pierre et c’est évidemment la base de la menuiserie. Cela participe à une autre forme de fabrication, l’assemblage qui consiste à réunir des objets ainsi taillés pour produire des objets plus grands: des murs, un toit, etc…
La fabrication additive consiste au contraire à ajouter progressivement des couches d’un substrat à solidifaction lente, comme le béton par exemple, pour parvenir au produit final.
On l’utilise avec des imprimantes en 3D. C’est un procédé particulièrement économique pour la fabrication en petite série ou la construction de prototypes, et qui tend à se développer sur un domaine de fabrication de plus en plus large.
Il n’existe pas actuellement d’imprimante 3D capable de produire un objet de la taille d’une maison. Peut-être cela viendra t-il un jour.
- Plus d’information: The printed World. The Economist. (Anglais)
- Faire pousser un pont. C’est une tradition dans une région de l’Inde.
- Un materiau qui se réplique. En utilisant le principe de l’ADN, on peut faire pousser un matériau de nature quelconque. (Anglais)
- Construire une maison en un jour. Behrokh Khoshnevis appelle « Contour Crafting », artisanat du contour, sa technique d’impression 3D pour de très grands objets. Voir la vidéo.