Cette petite guêpe vit dans les tropiques et a la particularité de mener un cafard beaucoup plus gros qu’elle dans son nid pour l’utiliser comme couveuse pour sa larve, laquelle se développe dans le corps de l’hôte et se nourrit de sa chair.
C’est insecte est courant en Afrique, en Asie du sud et dans les iles du pacifique.
Vidéo montrant l’insecte sortant du cocon squatté :
Le mode opératoire de cet insecte est plus élaboré que celui des autres guêpes utilisant des insectes comme réceptacle pour leurs larves.
En effet, dans un premier temps, elle se contente de limiter la mobilité de sa victime sans la paralyser totalement.
Elle injecte du venin dans un ganglion du thorax ce qui paralyse les pattes avant. Elle peut alors conduire la victime vers son antre en saisissant une de ses antennes dans ses mandibules et s’en servant comme d’une laisse!
| Règne | Animal |
| Embranchement | Arthropodes |
| Classe | Insectes |
| Sous-classe | Ptérygotes |
| Section | Néoptères |
| Division | Holométaboles |
| Super-ordre | Mécoptéroidés |
| Ordre | Hyménoptères |
| Sous-ordre | Apocrites |
| Infra-ordre | Aculéates |
| Super-famille | Apoidea |
| Famille | Ampulicidae |
| Genre | Ampulex |
| Espèce | Ampulex Compressa |
Lorsque la blatte a intégré le nid de la guêpe, une seconde injection, dans la tête cette fois, la paralyse totalement. Le venin inhibe la production d’un neurotransmetteur, l’octopamine, indispensable au mouvement.
Elle procède alors à la ponte d’un oeuf blanc de deux millimètres de long sur l’abdomen de la blatte. Puis elle sort du nid et l’obture pour le protéger des prédateurs.
L’oeuf éclôt au bout de trois jours et la larve qui en sort reste sur l’abdomen entre 4 et 5 jours, avant d’y pénétrer et de vivre de sa chair comme tout endoparasite.
Cette phase dure huit jours et conserve la vie à l’hôte.
Puis la larve forme un cocon et entame son développement. C’est un insecte complet qui sort de la carcasse de la blatte comme le montre la vidéo.
Des chercheurs ont expliqué dans le Journal of Experimental Biology, qu’en injectant à une de ces blattes hôtes un produit permettant de restaurer l’octopamine dans le système nerveux, la blatte retrouve totalement l’usage de ses membres.
Référence: Gal Haspel, Eran Gefen, Amos Ar, J. Gustavo Glusman et Frederic Libersat.
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