L’utilisation du test ADN familial a pour la première fois aux USA permis d’arrêter un serial-killer qui avait jusqu’ici échappé à toutes les investigations parce que son propre ADN ne figurait pas dans la base de données.
C’est un morceau de pizza qui a finalement permis de le confondre.
Pourtant Lonnie David Franklin était un délinquant récidiviste. Il avait déjà été arrêté de nombreuses fois pour vols et cambriolages, mais jamais pour agressions sexuelles.
Sa dernière arrestation s’est produite un an avant que le prélèvement d’ADN ne soit étendu en Californie à tous les délinquants. Il avait 50 ans.
Les 13 victimes de Franklin étaient toutes de jeunes femmes noires. L’une d’elle à survécu et avait donné en 2008 de nombreux détails sur le tueur, sur sa voiture.
Elle le décrivait comme un homme noir jeune et mince, enjôleur. Il invitait les filles à monter dans sa voiture de sport, leur reprochant leur arrogance si elles refusaient, insistant jusqu’à ce qu’elle se laissent convaincre. Plutôt lâche, il leur tirait une balle dans le torse tout en roulant avant de s’arrêter pour les violer.
Etant en possession de l’ADN du tueur, les enquêteurs ont tenté en 2010 un test familial, ce qui consiste à comparer avec cet ADN tous ceux qui dans la base de donnée pourraient avoir des similitudes. Car il est fréquent que les délinquants aient dans leur famille d’autre délinquants.
Ils ont retenu 200 noms. Mais parmi ceux-ci, l’ADN le plus proche était celui du fils de Lonnie Franklin, condamné pour port d’arme.
Ils sont parvenu a récupéré un morceau de pizza (dans sa poubelle?) délaissé par Franklin et en extraire son ADN pour l’identifier avec certitude comme le tueur.
Grim sleeper, en français « dormeur sinistre », aurait suspendu sa série de crime de 1988 à 2002, d’où ce terme de « dormeur ».
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