Jérôme Kerviel

Le trader est un opérateur de marché qui effectue des transactions financières pour le compte d’une organisation ou des clients de celle-ci, ou encore pour son propre compte. Quand Jérôme Kerviel fait perdre 5 milliards à la Société Générale, le monde se pose des questions sur cet étrange métier. Pourtant ce n’est pas la première fois qu’un trader fait perdre des sommes gigantesques a une banque, cela a déjà provoqué la faillite de la Barings.

Des traders opérant à titre individuel ont réalisé d’énormes profits par la spéculation. C’était le cas de John Maynard Keynes, l’économiste connu. Isaac Newton a perdu une partie de sa fortune à la bourse. L’écrivain Jules Vernes était aussi un féru de cette activité.

La spéculation boursière est la cause de la crise de 1929 et de l’éclatement de la bulle Internet, crises qui ont toutes deux ruiné des quantités d’actionnaires.

Le trader

Les catégories de traders

Day trader

C’est un opérateur qui achète et vend des valeurs financières telles que actions, stock options, devises, futures, cela dans le même jour avant la fermeture des bureaux.

Stock trader

Investisseur ou spéculateur, particulier ou organisation qui achète et vend des actions ou des bons sur le marché financier (stock = action).

Les employeurs

Le trader opère pour le compte d’un organisme financier: banque, assurance, fond d’investissement, agent de change.
Il effectue des transactions pour le compte de cet organisme lui-même ou pour les clients de l’organisme dans le cas d’une banque notamment.

Les environnements du trading

Les salles de marchés (front office)

Elles sont installées dans les locaux des organismes financiers et connectées aux bourses.
Y travaillent des employés commerciaux (sales) en relation avec les clients, particuliers ou entreprises. Les ingénieurs commerciaux règlent les transactions les plus complexes. Des analystes financiers définissent des stratégies.
Et enfin les opérateurs financiers (traders) qui spéculent sur les évolutions des marchés pour proposer des transactions avantageuses aux clients par l’intermédiaire des commerciaux.
On trouve aussi dans cet environnement un secrétariat (middle office) qui gère les procédures et un centre de règlement (back office) qui rédige les opérations sur papier.

Le trader peut opérer directement à la bourse. Chaque grand pays possède une ou plusieurs place boursière, aussi les transactions sur une place boursière étrangère s’effectuent-elles dans une salle de marché ou par Internet.

Les outils

Depuis Internet, les traders ont des moyens d’accès très directs sur les marchés boursiers.
Ils utilisent des logiciels d’analyse statistiques pour effectuer des prévisions sur les cours et espèrent ainsi réaliser un profit en achetant et vendant au meilleur moment.
Les journaux d’informations financières et agences de presse sont leurs sources de renseignements.
Le montant des taxes sur les transaction n’est pas suffisant pour décourager la spéculation.

Les opérations

Les transactions peuvent être discrétionnaires, portant sur des actions définies et de façon ponctuelle, ou systématiques, portant sur des quantités et déclenchées par les signaux du marché.

Les CFD (Contracts For Differences), sont des accords entre le vendeur et l’acheteur pour payer les différences de prix entre le moment de l’ouverture et la clôture de sessions de bourse. Cela suppose donc des achats et reventes multiples sur une session. C’est accessible aux particuliers.

Les produits dérivés

Le trading sur produits dérivés consiste à miser sur les évolution des cours de produits tels que des produits commerciaux ou même des actions, sans acquérir concrètement ceux-ci. Le mot dérivé vient de ce que la valeur des contrats dérive du cours du produit réel.

Le trader s’engage à acheter ou vendre, au cours du jour mais pour une date future. En anticipant les hausses et les baisses il réalise des bénéfices sans être acquéreur du produit. En effet il peut vendre le contrat avoir la date de réalisation.

Les fraudes les plus importantes

Les traders sont surtout connus du grand public en raison des sommes gigantesques qu’ils perdent quelquefois, à la suite d’un comportement individuel et d’opérations cachées qui peuvent éventuellement conduire leur employeur à la banqueroute.

Jérôme Kerviel: 4,9 milliards d’euros en 2008.

C’est la plus grosse somme perdue par une banque des suites des opérations d’un trader, en l’occurence la Société Générale. Les experts financiers doutent qu’il ait pu agir seul. Son activité: l’arbitrage sur indices boursiers via des contrats à terme. En simulant une entreprise virtuelle sur son ordinateur, il parvient avec habilité à déjouer tous les contrôles du service sur les opérations qu’il mène. Il rassure les contrôleurs qui sont avertis par les alertes automatiques du système. Ayant lui-même travaillé dans le back-office et le middle-office durant 5 ans, (il n’a que 31 ans), il en connaît parfaitement les mécanismes et sait effectuer en temps réel les actions pour déjouer les contrôles.
En fait, le montant des transactions réalisés sans autorisation est de l’ordre de 50 milliards d’euros, les pertes provenant des reventes massives faites par la banque en trois jours lorsqu’elle a découvert le contenu du portefeuille.
Noter que les opérations du trader étaient bénéficiaires en 2007, c’est la baisse récente des cours qui à causé le désastre financier. Il justifie sont activité par le désir de passer dans son milieu pour un être exceptionnel.
Ces sommes perdues sont couvertes par les bénéfices d’une année de la banque. Les responsables du contrôle sont licenciés.

Yasuo Hamanaka: 2,6 milliards de dollars entre 1986 et 1996

Pour le compte de l’organisme de négoce Sumitono Corp, il effectue des transactions sur le cuivre. Il imite la signature de ses supérieurs dans des lettres adressées à des courtiers étrangers.

Nick Leeson: 1,2 milliards de dollars en février 1995

Pariant sur la hausse du marché de la bourse de Tokyo, à partir de Singapour, il effectue des achats sur le compte de la Barings, une ancienne et respectable banque anglaise. Pour ce faire, il utilise un compte secret. Le cours des actions n’ayant cessé de baisser, la banque est mise en liquidation judiciaire.

John Rusnak, 691 millions de dollars en février 2002

Travaillant pour la banque irlandaise AIB, Allied Irish Bank, il dissimule les pertes sur ses opérations de change, espérant un retour à la hausse.

Richard Bierbaum: 250 millions d’euros en septembre 2007

Calyon est une succursale à New York du Crédit Agricole. Par des opérations non autorisées sur le marché du crédit, le courtier accumule les pertes pour la banque.

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