L’oxydation est le résultat de l’action lente de l’oxygène sur un matériau. La rouille en est l’effet le plus connu, le fer perdant des électrons qui s’unissent aux molécules d’oxygène pour former de l’oxyde de fer (de formule FE2E3). Cependant les pièces d’or et objets d’orfévrerie de l’antiquité n’ont pas perdu leur éclat et brillent comme au premier jour.

Bague en or, Egypte antique
Car l’or a une structure atomique stable, lui soutirer des électrons est très difficile, on dit qu’il a un potentiel redox élevé.
On peut cependant oxyder l’or avec un mélange d’acide chlorhydrique et d’acide nitrique (que l’on appelle eau régale), qui a un potentiel suffisamment élevé pour arracher des électrons à l’or et donc réduire sa formule atomique qui était AU2I3 et devient AU3+. Dissout dans l’eau régale il produit de l’acide chloroaurique, HAuCl4. Les autres acides n’ont pas d’effet.
L’or étant malléable, des bijoux solides sont réalisés en le combinant avec du cuivre, du zinc ou du nickel ce qui fait qu’il perdent leur teinte dorée en l’absense d’entretien: ce sont les métaux ajoutés qui s’oxydent.
L’alchimie du moyen-âge prétendait obtenir de l’or par transformation du plomb, mais n’avait aucune chance d’y parvenir: pour obtenir ce résultat de nos jours, on doit utiliser un accélérateur de particules!
