En établissant un lien entre le végétal, qui produit de l’énergie à partir de la lumière solaire, et le photovoltaïque artificiel, on serait en mesure de produire de l’électricité par la voie de l’agriculture.
Et c’est ce qu’est en train de faire une équipe de l’université de Berkeley.
Les plantes contiennent des chromophores, des molécules colorées qui absorbent une partie des rayons solaires et en diffusent d’autres, ce qui a pour résultat de donner à ces molécules une certaine couleur. En absorbant l’énergie lumineuse elles concourrent à la photosynthèse.
La carotène est un chromophore qui absorbe la lumière dans le spectre du bleu et réfléchit le rouge.
Donc notre équipe de chercheurs s’est intéressée aux chromophores et à leurs propriétés, sur des plants de tabac.
En exploitant le virus de la mosaique du tabac, génétiquement modifié, on parvient à faire que le tabac produise une grande quantité de chromophores. Ceux-ci, ou plus exactement les structures qu’ils composent sont alors extraits du tabac. Car il faut savoir que dans le tabac, les chromophore sont naturellement agencés en structures possédant l’espacement idéal pour permettre aux électrons de transiter.
L’extrait obtenu est dissout dans une solution qui peut être appliquée sur une surface, comme une vitre par exemple, et on à alors produit une cellule solaire.
Quels avantages?
- On n’utilise pas de produit toxique pour fabriquer des cellules photovoltaïque.
- Le substrat est biodégradable.
- C’est économique.
- L’efficacité des chromophores est supérieure à celle produits fabriqués.
On envisage aussi de produire des chromophores à partir de bactéries modifiées génétiquement.
Référence
Nanoscale Protein Assemblies from a Circular Permutant of the Tobacco Mosaic Virus.
Auteurs: Matthew Francis, Michel Dedeo, Karl Duderstadt, James Berger.
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