Les erreurs stupides d'Hitler

On a beaucoup parlé de la ligne Maginot, mais Hitler à par la suite perdu la guerre du fait de ses innombrables stupides décisions.

La ligne Maginot a été longtemps une source de dérision vis à vis de la France de l'époque et ses dirigeants. Cela ne paraît pas malin de construire un mur défensif infranchissable si l'adversaire peut se contenter de le contourner avec ses divisions blindées.

Pourtant le principe n'était pas en soi insensé. L'ennemi n'a pas osé tenter de franchir ce mur, il a du passer par la Belgique pour pénêtrer en France. C'était en fait l'idée. La barrière n'a pas été étendue à la Belgique pour une question de coût mais aussi parce que les troupes ennemies passant par là pouvaient être encerclées par l'armée française. Ce que l'on n'a pas imaginé, c'est que les tanks allemand puissent traverser une forêt à vive allure. Ce sont eux qui ont encerclé les armées alliées...

Hitler s'est montré le plus malin, mais comme on va le voir, ce ne sera pas toujours le cas au cours de la guerre qui a suivi. S'il a d'abord enchaîné les victoires grâce à une tactique particulièrement meurtrière, il a par la suite enchaîné les défaites du fait de ses erreurs de jugements, ses décisions irrationelles, ses caprices et ses bourdes monumentales...

Quand l'ennemi connaît tous vos secrets...

Hitler disposait d'un système de cryptage qu'il croyait inviolable grâce à la machine Enigma. En fait, des spécialistes polonais avaient depuis 1932 réussi a décoder les messages transmis par la machine. En 1939 ils ont communiqué leur savoir aux français et aux anglais. Ces derniers ont construit un ordinateur, Colossus, pour aider à déchiffrer les messages allemands. Ces derniers avaient peu de secrets pour les alliées durant toute la guerre et ils ne s'en sont jamais douté, trop confiants en la supériorité de la r... technologie allemande.

Savoir choisir le bon objectif

Une grande bataille aérienne se déroulait depuis depuis août 1940 entre l'Allemagne et l'Angleterre, le but d'Hitler étant de détruire entièrement l'aviation anglaise, une decision sensée quand on sait comment l'Allemagne sera bombardée par la suite. Les radars anglais s'avèrent très utiles, leur importance était sous-estimée par l'autre bord.
Le 25 août, la RAF parvient à bombarder Berlin, à la plus grande fureur du dictateur. Il envoie alors des vagues de bombardiers lâcher leurs bombre au-dessus de Londres à titre de représailles. C'était le Blitz.
Ce changement de tactique à permis en fait de préserver les aéroports anglais qui pouvaient envoyer des avions descendre ces bombardiers. En octobre 1941, l'Angleterre a cessé d'être une cible pour la Lutwafe qui a entièrement été réaffectée au front Russe.
La colère est une mauvaise conseillère. Deux millions de foyers ont été détruit par le Blitz, alors que les allemands ont perdus 1700 avions. Dans la suite de la guerre ces avions auraient été plus utiles que les immeubles d'habitation ne l'ont été pour les alliés!

Que suis-je en train d'envahir, la Grèce ou la Russie?

L'invasion de la Russie était planifiée pour le 15 mai 1941, donc au début de l'été, dans les meilleures conditions climatiques possibles.
Mais plus au sud, un autre front était actif, Mussolini ayant décidé d'envahir la grèce sans autre raison que de montrer à son ami Hitler qu'il était un grand chef de guerre lui aussi, s'est fait mettre en déroute par des grecs plus coriace qu'il ne le croyait. Après une nouvelle défaite en mars 41, Hitler doit dégarnir ses troupes en préparation à l'est et envoie la 12ème armée en Grèce le 6 avril. Il obtient le réddition le 20 avril mais n'achève la conquète que fin mai.
Cela a retardé la bataille de la Russie, qui a dû se prolonger durant l'hiver et ainsi a été un facteur de la défaite allemande, selon Hitler lui-même.
A vouloir être trop gourmand, on finit par s'étouffer.

Stalingrad, l'arroseur arrosé

La défaite de Stalingrad expose clairement les vices de l'intellect du super chef de l'Allemagne. Malgré la défaite à Moscou, l'Allemagne s'est emparée de la partie occidentale de la Russie, et en juillet 1942, Hitler veut couper la voie maritime de la Volga qui aboutit au port de Stalingrad. Aussi envoie-t-il la 6ème armée de Paulus prendre la ville. Après des combats acharnés qui ont duré 6 mois, il conquiert 90% de la ville et Hitler célèbre alors la victoire (voir vidéo).
Les russes lancent alors une offensive contre les flancs allemands, c'est l'opération Uranus. Ils encerclent la 6ème armée de Paulus et la 4ème armée blindée de Hoth. Hitler refuse à Paulus l'autorisation de faire retraite en brisant l'encerclement et lui ordonne de tenir la ville.

Bataille de Stalingrad
Bataille de Stalingrad: En gris, les troupes allemandes de Paulus, en rouge celles de Joukov (image de la vidéo)

Finalement, la sixième armée a été entièrement encerclée et a du se rendre. Cela nous rappelle quelque chose, n'est-ce pas? Etonnant comme le Furher n'a pas su retenir les leçons qu'il a infligées aux autres. Mais quand on considère que ses adversaires sont des sous-hommes, on ne pense pas qu'ils puissent appliquer une stratégie eux aussi.

Bataille de Koursk

Koursk, comment foncer tête baissée dans un mur

Une des habitudes d'Hitler est de ne tenir aucun compte de l'avis de ses généraux. Alors qu'il a choisi le meilleur général, von Manstein, pour prendre la ville stratégique de Koursk, il lui impose son propre avis. Manstein veut attaquer de suite, selon la règle de la guerre éclair qui fait le succès du Reich, mais Hitler lui ordonne d'attendre 3 mois la disponibilité des nouveaux char Tiger. Ce délai est mis à profit par Joukov pour installer de solides défenses anti-char consistant en mines et fossés infranchissables. Il met ainsi en place 8 ceintures défensives contre lesquelles se briseront les vagues d'assaut.
L'avantage des Tiger est leur puissance et leur portée. Joukov profite de la rapidité des T34 pour se rapprocher suffisamment des blindés allemands et engage un combat de proximité. Finalement les Tiger seront inutiles dans cette bataille. Une brillante décision encore qui se traduit par le repli des troupes de Manstein et annonce la défaite sur le front de l'est.

Le sommeil, c'est le plus important

Le 6 juin 1944, lorsqu'a eu lieu le débarquement, les allemands ont été pris au dépourvu. Les alliés étaient parvenus à les leurrer en leur faisant croire qu'il se produirait plus loin dans un grand port du Nord.
Il fallait prendre des décisions d'urgence, mais le furher avait donné un ordre: ne le réveiller à aucun prix. Quand on sait la vitesse à laquelle on pouvait être exécuté pour avoir contrarié sa divinité, nul n'aurait oser y contrevenir. Ce n'est donc que le lendemain matin, quand le chef est sorti du lit en baillant après une bonne nuit de sommeil, qu'il a appris la nouvelle et a donné des ordres pour envoyer une troupes vers les points de débarquement.
Interdire qu'on ne vous réveille alors qu'un évènement majeur est imminent, voilà quelque chose de bien stupide.

La bataille des Ardennes: Et si on recommençait au début?

L'initiative de la bataille des Ardennes est la décision la plus curieuse qu'ait prise le Reich et aussi la dernière qu'il ait pu prendre. Evidemment, cette décision d'Hitler allait à l'encontre de l'avis de ses généraux, mais qui est le plus malin, un général devant une carte du terrain ou le plus grand de tous les Furhers?
Le débarquement à eu lieu des mois auparavant, on est en septembre 1944 et les alliés sont aux abords du Rhin. Hitler décide alors de refaire ce qui lui permis de battre la France en 1940, faire traverser les Ardennes par ses troupes, encercler les alliés, puis prendre le port d'Anvers. Mais cette fois, au lieu de conquérir un pays (difficile à envisager) on proposera la paix!
Ce sera un échec, les allemands ne disposent même pas d'assez de carburant pour conduire toutes les opérations. En outre ils sont cette fois en infériorité aérienne. Cette grande manoeuvre épuise les ressources militaires de l'Allemagne en pure perte et n'a servi qu'à faciliter l'avance soviétique.
Hitler avait une piètre opinion des alliés: lui qui interdisait à ses armées de faire retraite quel qu'en soit le coût, pensait qu'une bataille perdue aurait suffit à obliger l'adversaire à demander la paix!

Conclusion

D'autres décisions importantes prises par le Furher contre l'avis de ses généraux se sont soldées par des défaites. Mais l'issue d'une bataille est toujours incertain, donc inutile de toutes les énumérer. Les examples précédents montrent suffisamment que le manque de jugement n'était pas l'apanage des dirigeants des pays libres: le dictateur nazi en était un pire exemple et il avait même quelque chose de plus: il pouvait imposer ses décisions sans discussion.
Ce qui a bien aidé les alliés!!!

Voir aussi...