Guérir le cancer

Les nouveaux traitements contre le cancer se multiplient. Et parallèlement à cela, de nouvelles découvertes, des trouvailles de la nature, ouvrent des voies nouvelle vers d’autres thérapies.

Les anti-dépresseurs ont un effet

Le Prozac et d’autres anti-dépresseurs ont un effet sur les tumeurs, dont ils stoppent la croissance.
Plus précisémemnt, c’est la fluoxetine qu’ils contiennent qui tue les cellules cancéreuses, tout au moins dans les expériences en laboratoire. Celles-ci ont abouti à réduire de 90% la taille des tumeurs.

Référence: Le magazine Leukaemia Research.

Le dichloroacetate

C’est à l’origine un médicament contre les troubles enzymatiques, mais, une étude canadienne l’a montré, ce produit se montre efficace contre les tumeurs cancéreuses qu’il peut quelquefois résorber. La capacité propres aux cellules cancéreuses de ne pas mourir se trouve annulée par cette molécule.

Décodage du génome

Le code génétique des deux principales formes de cancer à été entièrement décodé, et cela ouvre la voie au séquencement, d’ici 5 ans,  de toutes les formes de cancers, une tâche qui a été partagée entre 10 pays.

Le code génétique du cancer du poumon et de la peau est décodé, interprété, il est maintenant possible de mettre au point des tests de dépistage efficaces dès les premiers stades de l’apparition de la maladie.

La connaissance du génome permet de connaître les causes exactes des mutations aboutissant à  l’apparition des cancers. Cela permettra de savoir aussi comment les soigner.

Les recherches sur le code génétique ont été réparties ainsi:

  • Cancer du poumon.
    Le code génétique du cancer du poumon fait apparaître 23000 erreurs. Chaque fois qu’un fumeur aspire 15 bouffées, une erreur apparaît dans le génome. La plupart sont sans effets parce qu’elles occurrent sur des zones accessoires du génome, mais quelques unes sont le point de départ de la maladie.
  • Cancer de la peau.
    Le code génétique du mélanome contient 30000 erreurs. La cause essentielle est une exposition prolongée au soleil.
  • Cancer du sein: Le décodage est confié à la Grande Bretagne.
  • Du foie: Au Japon.
  • De la bouche: A l’Inde.
  • De l’estomac: A la Chine.
  • Ovaires, pancréas: Aux USA.
  • Cerveau: A l’Allemagne.

Les autres membres de l’ICGC (International Cancer Genome Consortium) sont la France, l’Espagne, le Canada et l’Australie.

Référence BBC.

Des implants pour le système immunitaire

Des bio-ingénieurs et immunologistes de Harvard ont guéri le cancer en implantant dans la peau de souris des disques de plastique imprégnés d’antigènes spécifique à une sorte de tumeur. Ils agissent en reprogramment le système immunitaire pour qu’il s’attaque à celle-ci.
C’est donc une alternative à la chimiothérapie et la chirurgie qui est ciblée car elle ne détruit que les cellules de la tumeur. C’est aussi une alternative à l’emploi de virus pour insérer des gènes dans l’organisme.
Les disques fabriqués dans un polymère biodégradable de moins d’un centimètre de diamètre sont poreux et libèrent des cytokines qui s’associent aux messagers du système immunitaire, les cellules dendritiques.

Source Physorg.

Les ultrasons

Pour la première fois au monde, des tumeurs  cancéreuses ont été guérie par l’emploi d’ultrasons. Cela s’est passé à l’hôpital Hammersmith de Londres, en novembre 2009.

Selon les chercheurs, un groupe de chirurgiens, radiologistes et cancérologues, cette technique permet de cibler la tumeur de façon plus précise que toute autre méthode, et la supprimer de façon plus rapide. En outre on peut répéter l’opération si besoin sans aucun risque.

On ne sait pas encore quelle est la température de l’échauffement des cellules la plus efficace. Le patient a été traité à une température de 70 degrés, sous anesthésie. Il souffrait d’un cancer rectal.

Référence Paul Aber.

Monteris AutoLITT

En utilisant un faisceau laser guidé par imagerie médicale en temps réel, il est possible de détruire une tumeur là ou elle serait inaccessible par voie chirurgicale, notamment dans le cerveau.

Cependant peu d’hôpitaux sont encore équipés de ce système.

Le mystérieux rat au gène de jouvence

Le rat-taupe nu est une source d’étonnement pour les chercheurs autant qu’il apparaît comme une clé pour le traitement du cancer. Ce petit rongeur (moins de 10 cm), dénué de poils, vit sous terre dans une communauté comme la fourmi, avec une reine unique reproductrice.
Sa longévité est stupéfiante, de 30 ans sans qu’aucun signe de sénescence n’apparaîsse avant ses derniers jours. Mais il a une autre particularité: jamais un de ces animaux n’a été vu porteur d’une tumeur cancéreuse. Et même lorsqu’on tente d’en provoquer une artificiellement, un mécanisme de défense apparaît pour empêcher le développement du cancer.

Cette qualité est attribuée au gène p16 qui stoppe la prolifération de cellules. Une enzyme, la télomérase, participe à la longévité, humaine et animale, en conservant sa taille aux chromosomes, tandis que leur raccourcissement induit la sénescence.
Elle est absente chez les animaux dont la vie et courte (pour d’autres raisons), comme les souris. La télomérase s’exprime parfaitement chez le rat-taupe. Elle est contrecarrée, comme chez l’homme par le gène p27 qui stoppe la prolifération cellulaire, mais le rat-taupe possède en plus le gène p16 qui lui confère une protection totale contre le cancer.

Vidéo du rat-taupe nu. Personnes délicates s’abstenir.

Source:

Traitement du cancer par cheval de Troie

Des chercheurs australiens ont trouvé un moyen d’éliminer un cancer de façon totale en introduisant un cheval de troie dans les protéines qui sont à l’origine de la prolifération de cellules cancéreuses.

Les traitements par chimiothérapie même s’ils guérissent du cancer ont pour inconvénient qu’un petit pourcentage de cellules qui y résistent peuvent produire des protéines qui permettent une résistance à l’avenir aux traitements.

Une cellule dérivée d’une bactérie pénètre dans les cellules cancéreuses et les désarment, puis on utilise la chimiothérapie à travers d’autres cellules introduites pour les éliminer efficacement.

Ces chevaux de troie sont des mini-cellules appelées EDVs (EnGenelC Delivery Vehicle). En français, véhicule de transfert EnGenelC.
Ils contiennent des molécules d’ARN qui modifient celui des protéines de la cellule cancéreuse pour en supprimer la résistance aux médicaments. Ils sont suivis par une seconde vague d’autres molécules que les cellules cancéreuses, désarmées, acceptent et qui leur injectent les médicaments pour les éliminer.
Contrairement à la chimiothérapie classique qui détruit à la fois les cellules cancéreuses et des cellules saines, cette méthode est très ciblée.
Expérimentée sur ces souris, cette méthode à obtenu 100 % de rémission. Les cellules étaient infectées avec des cellules cancéreuses humaines.

Références: Dr Jennifer MacDiarmid and Dr Himanshu Brahmbhatt. Publié dans la revue Nature Biotechnology.

Un virus contre le cancer

Dans le même ordre d’idée, une expérience a été  réalisée avec succès à l’université de Yale dans le Connecticut. En fait elle confirme des expériences similaires par les chercheurs de la Mayo Clinic qui a des établissements dans plusieurs états.

Pour cela on a injecté un virus modifié à une souris souffrant pour l’expérience de plusieurs cancers du cerveau inguérissables.

Le virus détruit de façon définitive la totalité des cellules cancéreuses.

Ce virus, le VSV (Vesicular Stomatitis Virus), sévit en amérique centrale et a les symptômes d’une angine. Au contraire des vaccins qui stimulent les défenses de l’organisme, le virus à un effet direct sur les tumeurs.

On suppose que les cellules saines disposent de défenses anti-virales qui sont absentes chez les cellules cancéreuses, ce qui éviterait les effets nocifs de cette infection thérapeutique délibérée.

Une avancée décisive dans le traitement des cancers inopérables.

Le cocktail de nanoparticules

Un groupe de chercheurs dont certains travaillent au MIT, ont développé un « cocktail » de nanoparticules, de tailles variées, qui ont la propriété d’adhérer aux cellules cancéreuses pour les détruire. Une expérience sur des souris à donné un résultat probant.

Micrographie électronique montrant les nanoparticules entrant ou dans les cellules tumorales

Micrographie électronique montrant les nanoparticules entrant ou dans les cellules tumorales

Ces nanoparticules sont un millier de fois plus fines que diamètre d’un cheveu humain. Elle sont de deux sortes. Injectées dans le sang, la première identifie les tumeurs, la seconde détruit les cellules cancéreuses.

Pourquoi deux types de particules? Parce que pour rencontrer la tumeur, il faut circuler longtemps dans le corps et donc avoir la propriété de longévité. Pour tuer la tumeur il faut avoir la capacité d’y adhérer, incompatible avec l’aptitude à circuler longtemps dans l’organisme.

On injecte d’abord les premières qui entourent la tumeur et la rendent détectable, puis on injecte directement dans la tumeur les secondes pour la détruire.

Le Caltech (Pasadena, Californie) à publié le 23 mars 2010 la preuve concrète que cette technique était efficace en injectant dans le sang d’un malade des siRNA (small interfering RNA) qui l’ont guéri d’un cancer grave.

La RNAi (RNA interference), affirme l’étude, est un moyen nouveau pour stopper la production de protéines, et par conséquent la prolifération de cellules cancéreuses. C’est le seul moyen de cibler parfaitement une protéine donné.

Killer T pourrait guérir tous les cancers…

Il s’agit d’une protéine qui a la faculté de libérer les défenses immunitaire face aux cellules cancéreuses et donc de permettre aux macrophages de les éliminer de l’organisme. Ce médicament mis au point par l’université de Stanford sera en essai sur l’homme dès 2014.

Le cancer dispose lui-même de défenses contre les anticorps, ce qui lui permet de se développer en toute liberté. Sa principale défense est une protéine nommé CD47 qui commande à l’organisme de ne pas attaquer les cellules cancéreuses. En injectant des anticorps  modifiés et dotés de cellules T au patient, les Killet T (T tueuses) on le dote de nouveaux macrophage qui contournent l’action des CD47 et détruisent les cellules cancéreuses. Celaq pour toutes les formes de cancer.

Dernière mise à jour le 13 juillet 2013.

Référence

Prévenir le cancer